Le SANGLIER - 12ème édition - 23 septembre 2001
Bailly fête "le sanglier" sous la pluie.
Chapeau à tous! malgré des conditions climatiques danresques, près de 950 courageux n'ont pas eu froid aux yeux et ont pris le départ de la première manche du challenge VTT 3 Dauphiné-Libéré.Sur la distance reine (47 km), Franck Bailly s'impose pour la seconde année consécutive.
A l'inverse de la fable de La Fontaine, la grenouille a réussi à se faire plus grosse que le sanglier. Franck Bailly surnommé "la grenouille" s'est en effet imposé pour la seconde fois d'affilée face à une concurrence de premier choix. S'il fallait un grain de folie pour rouler sous un temps de chien, dans la boue, sous une pluie initerrompue, contre un vent contraire violent, on comprendrait facilement la motivation des 945 compétiteurs engagés à l'appel du starter.
Courageux, d'accord, fous surement pas. Sur l'ensemble des parcours proposés par les organisateurs, tous n'ont pas hésité à se jeter dans l'eau pour triompher du chronomètre en compétition ou en randonnée. Même si le nombre de participants fut logiquement inférieur aux 1287 coureurs de l'an dernier, cette douzième édition restera un succès et marquera incontestablement les esprits pendant de nombreuses années. Car la pluie et le froid, ennemis jurés des coureurs, avaient vraiment durci un parcours déjà technique. A l'arrivée les visages, maculés de boue, les corps meurtris et trempés apportaient la preuve flagrante des conditions ambiantes.
Au départ du 47 km, les prétendants à la victoire étaient nombreux, Frank Bailly, tout d'abord, le grand monsieur du vtt et du cyclo-cross dans la région depuis près de 10 ans, avait la lourde tâche de conserver sa couronne. Richard Vallin vainqueur en 1998 et 1999 et champion de France master, J-Christophe Perraud, vice champion de France vtt cross-country, ,ou encore Nicolas Thiervoz, formaient dans la foulée un groupe de sérieux outsiders.
J.C Perraud prenait la tête dès les premiers kilomètres, N.Thiervoz emboîtait le pas du leader pour se caler à moins de 2 minutes, Vallin et Bailly, eux, partaient prudemment mais restaient dans le rythme. Malgré le nombre de coureurs, le départ s'était déroulé sans le moindre contre-temps et tous les meilleurs étainr déjà loin devant. Leader pendant de nombreux km, J.C Perraud ne semblait pas lever le pied et même si N.Thiervoz remontait à moins de 30 secondes, le public, massé sur la ligne d'arrivée, et informé par les officiels présents le long du parcours, pariaient sur une victoire sans partage du dijonnais. Mais dans de telles conditions, les retournements de situation et les coups du sort sont fréquents. N.Thiervoz en faisait l'amère expérience. En seconde position tout au long de la course, il crevait à 10 km de l'arrivée et voyait le podium s'envoler dans le brouillard et sous le déluge.
Parti faiblement, F.Bailly montait progressivement en intensité. Dans le dernier tiers de la course, il avalait un à un les premiers echappés, notamment Thiervoz victime d'une crevaison. Profitant par la suite d'une descente virtigineuse, Bailly jetait toutes ses forces dans la bataille et distançait Vallin en prenant tous les risques et patait dès lors à la chasse du leader. A l'arrivée, le public, persuadé de la victoire de Perraud, était ébahi lorsque les motos ouvreuses annonçaient que les 2 hommes étaient roues dans roues à moins d'un km de l'arrivée. Tout le monde retenait alors son souffle jusqu'au dernier virage, Bailly débouchait en tête. Sous les ovations, il franchissait la ligne en vainqueur, signe de doublé.
L.Allégret
Les randonneurs
Le sanglier n'a pas eu de chance cette année. Les randonneurs qui se sont rendus sur la ligne de départ savaient à quoi ils pôuvaient s'attendre : boue, glissades, ennuis mécaniques ... Mais ces aléas font partie du charme des courses VTT. Dès lors, les quelques 500 inscrits en randonnée ne demandaient qu'une chose : joundre au plus vite l'arrivée. Ceux inscrits sur le parcours du 27 km se félicitaient intérieurement de leur choix initial. Pour les autres, ils savaient qu"ils partaient s'empêtrer dans une fâcheuse galère. Certes il y eut de nombreux abandons, des personnes exténuées peinant à retrouvcer leur souffle à l'arrivée, mais chacun a su donner le maximum. Certains concurrents ont même forcés l'admiration des organisateurs. Plusieurs jeunes tout juste agés d'une dizaine d'années ont montré une bonne dose de courage pour rallier l'arrivée ou une bonne douche et un plat chaud les attendait. Pratiquement 2 heures après l'arrivée victorieuse de Bailly, les derniers randonneurs parvenaient au but. Et comme pour mieux saluer leur performance, il s'arrêta de pleuvoir. un bref moment de répis accueilli comme une délivrance.
L.F