Le SANGLIER - 18ème édition - 16 septembre 2007

La Tribune de Vienne - Vendredi 07 septembre 2007

LE SANGLIER, prêt à sortir du bois

Chaque année en septembre, plus d'un millier de vététistes régionaux et des marcheurs l'attendent. Ce sera dimanche 16, un rendez-vous à ne pas manquer.

Ce dimanche 16, L'AC Montseveroux qui organise cette manifestation sportive pour la 18ème année, attend plus de 1200 participants. D'autant que pour la première fois les accompagnateurs et les marcheurs pourront eux aussi faire le "sanglier", deux parcours de randonnées pédestres (5 et 14 km) leur étant réservés. Pour les vététistes, les listes d'engagement restent ouvertes jusqu'au samedi 15 sur place, stade du Gontard à Monsteroux-Miliu. Il est aussi possible de s'inscrire par courrier et pour ceux qui souhaitent obtenir une place prioritaire, une demande justifée doit être faite par écrit.Comme chaque année, les départs auront lieu à 9h00 après que les bénévoles aient ouverts les parcours en moto. Et, pour respecter l'adage qui dit qu'après l'effort vient le réconfort, la paella géante sera servie à partir de 11h00. En début d'ap-midi, après les démonstrations de rock acrobatique de C.Payan (Champion du monde) aura lieu la remise des prix pour les vainqueurs et un tirage au sort avec de nombreux lots (séjour, plusieurs VTT ...). Cette année encore, les responsables de l'association et les 150 bénévoles qui les accompagnent ont particulièrement soignés la sécurité avec la présence d'une équipe médicale et de cibistes. Rendez-vous est pris avec le sanglier le dimanche 16 septembre au matin. N'oubliez pas la photocopie des licences ou d'un certificat médical pour les parcours chronométrés.

Bernard BURTE

Le Dauphiné-Libéré - Mercredi 12 septembre 2007

UN SANGLIER ALLECHANT
L'épreuve Monsteroudère avait rassermblé l'an dernier 1300 amoureux de VTT. Une participation qui pourrait bien être mise à mal dimanche.

Les services de la poste de Montseveroux ont enregistré depuis le début de la semaine, un net regain d'activités parait'il. La conséquence d'une affluence massive des inscriptions à l'épreuve du Sanglier. Ce n'est donc pas le chômage chez le facteur. Pas plus que chez Eric Dias Da Cruz qui assure, au sein de l'ACM, l'enregistrement des engagements. Malgré ce rythme accéléré, le responsable des inscriptions a néanmoins réussi à saisir quelques noms prestigieux au sein d'une liste interminable. Ainsi, le vainqueur de l'édition 2006 Nicolas Durin (CVAC) sera bien présent, avec une nouvelle fois l'étiquette de favori. Ses dernières performances ne laissent en tout cas planer aucun doute sur son niveau de forme. Auréolé d'un titre de vice champion master et d'une 3ème place à l'Ecureuil, le jeune homme ne manque pas d'arguments. Pas plus que Jonathan Galante (Creuse Oxygène) battu par le Viennois sur la ligne d'arrivée l'an dernier. Ou encore Emilien Mourier (Creuse Oxygène) qui a boulé dimanche dernier la Meyriote en 3ème position.

La marche inscrite au programme

Quelques autres spécialistes qui font régulièrement la une des épreuves du Vélo Tout Terrain ont également confirmé leur présence. C'est le cas notamment de Rudy Venouil (Valence) qui s'était imposé l'an derrnier au Sanglier sur la course du 27 km ou encore Hervé Dumoulin (Charancieux) qui, chez les vétérans, n'a pas beaucoup d'adversaires à sa mesure. Cette remarque est valable également chez les filles, avec l'Annécienne Caroline Mazzolini, lauréate l'an dernier avec une confortable avance, qui défendra chèrement son trophée à n'en pas douter. Voilà pour ceux dont le standing leur permettra de prendre le départ en pole position. Pour les autres, ceux dont la vitesse ne figure pas dans la palette sportive, quatre circuits sont à leur disposition 14, 25, 35 et 48 km. De quoi satisfaire les adeptes du VTT de 7 à 77 ans. Enfin, au rang des innovations, la marche est inscrite au programme. avec 2 circuits de 6 et 14 km, que chacun pourra parcourir à son rythme, au gré de sa forme ou de sa condition physique.

Paul CHAUVIN

 

Le Dauphiné-Libéré - Mardi 18 septembre 2007

DELICE DE SANGLIER
Avec un podium prestigieux et une participation record, l'édition 2007 a été de très haut niveau

Foule des grands jours, soleil à profusion, organisation parfaitement rôdée, joutes sportives de très haut niveau : l'édition 2007 du Sanglier avait sorti sa plus belle tenue - dimanche matin, pour fêter sa 18ème édition. Premier constat : à l'heure du départ, le peloton était encore plus grand que les autres années. Et pour cause, le record de participants a été battu avec presque 1500 inscrits.

Un 25 km pour les jeunes

Mais au-delà de l'engouement populaire incontestable pour la manifestation, on retiendra de ce beau dimanche de septembre la bellle bagarre sur les parcours. Sur le 25 km, les jeunes pousses ont montré le bout de leur guidon en glanant avec panache les premières places. C'est Julien Dallery qui l'a emporté sans trop de souci devant Romain Frison (Oxygène Evasion) et le drômois Warren Vivenzio (Die). Ce dernier a d'ailleurs perdu pas mal de temps en laissant tomber son bidon : "je n'aurai peut-être pas gagné mais j'ai perdu des places" glissait-il après la course. Mais le grandiose restait à venir avec l'arrivée du grand parcours, le 48 km.

Durin perd sa course

Trois hommes se présentaient ensemble au bout de la ligne droite d'arrivée. Ils offraient un sprint magistral, tels des cyclistes sur route. C'est finalement Jérémy Mounier (Creuse Oxygène) qui prenait le meilleur sur Nicolas Durin (CVAC) et Christophe Morel (VCBJ). Mais l'arrivée a été à l'image de la course : serrée et disputée, avec une moyenne proche des 25 km/h. "Le parcours était vraiment très roulant", confiait le Viennois Nicolas Durin juste après la ligne. "On était encore une bonne vingtaine au sommet de la 1ère diificulté", surenchérissait Christophe Morel. C'est finalement à force de rouler que les plus costauds se sont retrouvés devant. Un vrai travail à la pédale. "Finalement, on s'est retrouvé à 3 puis on a bien collaboré", expliquait Durin. "Dans le sprint, ils m'ont laissé lancer. Face à Mounier, je n'avais pas forcément beaucoup de chance mais je suis tout de même statisfait du résultat", concluait le lauréat de l'édition 2006. De son coté, Christophe Morel était satisfait de sa course, "surtout que j'étais parti avec une roue sous-gonflée et ce n'est pas l'idéal pour les sprints".. "On s'est offert une belle partie de manivells", confiait pour sa part le lauréat du jour. Dimanche midi en tout cas, les mines étaient réjouies sur la ligne d'arrivée. Après l'Ecureuil, Le Sanglier est aussi arrivé à maturaté.

La Tribune de Vienne - Vendredi 21 septembre 2007

Un sanglier adulte et toujours aussi fougueux

Dix huit ans, c'est l'age adulte, et c'est aussi celui de la célèbre course nord-iséroise qui a battu dimanche tous ses recors d'affluence avec près de 1500 participants, tout confondu. retour sur une journée de sport et de fête exceptionnelle comme aime l'organiser avec plaisir l'AC.Montseveroux.

C'est toutes cornes dehors que des centaines de participants (1500 courageux en tout avec les marcheurs) se sont élancés sur les parcours 2007 de la classique VTT de la vallée de la Vareze. Le tout, sous un soleil radieux, tout au long d'une journée mémorable où joie de vivre, bonne humeur et convivialité ont rivalisé.

Coté sportif, le plateau proposé sur les 2 parcours chronométrés de 25 et 48 km présentait un panaché plus que rafraichissant, alliant jeunesse audacieuse et et maturité confirmé. sur le petit parcours, d'abord, la course fut limpide, mais c'est bien le jeune age du podium qui frappait les observateurs lors de la remise des prix. En accumulant péniblement 48 ans à eux 3, les différents médaillés prouvaient, une fois de plus, que la valeur n'attend pas le nombre des années. Avec plus de 10 heures d'entrainement hebdomadaire, ces jeunes athlètes démontrent par ailleurs au quotidien qu'il est possible de concilier études et sport de compétition : le vainqueur, Julien Dallery, 17 ans, préparant un BTS, ayant conservé l'avance prise en grande section. Et c'est pourtant en vieux briscard, sur de sa technique, que le minot a laché son compagnon d'échappée, Romain Frison (16 ans), dans la dernière descente, à 3 km de l'arrivée. du coté des féminines, c'est en habituée de l'épreuve (10 participations) que Caroline Mazzoleni (Annecy) s'est imposée devant Coralie Noiray (Chambéry). La savoie a frappé un grand coup.

Quant au parcours royal de 48 km d'un sanglier de "haute volée", c'est par un sprint à 3 de toute beauté et rempli de suspense qu'il s'est terminé. Malgré une petite frayeur due à un plateau récalcitrant à l'entrée du dernier virage, Jérémy Mounier s'imposait somme toute assez facilement face au duo Durin - Morel qui franchissait la ligne dans cet ordre à plus de 45 km/h. Là encore, c'est à une course assez limpide que le Sanglier local a pu assiter. Bien planqué dans ses bosquets, il a pu voir une vingtaine de coureurs aborder les premières difficulés avant une deuxième cote qui ne laisse plus que 5 hommes en tête, les 3 premiers auxquels s'accrochèrent pendant un temps Galante et Thiervoz. Ces 2 derniers coinçaient ensuite dans une aure "patate", preuve que le parcours n'était peut-être pas aussi roulant que certains voulaient bien le dire à l'arrivée. Dans la course féminine, c'est assez logiquement que Laura Joubert, en pleine préparation pour les championnats de France marathon du week-end prochain à Ornans (25), décrochait la timbale. le tout, après avoir fait"cavalière" seule sur une distance intimidante pour bon nombre de ses concurrents masculins.

Après une telle débauche d'énergie, tous les participant(e) se sont retrouvé(e)s pour le traditionnel banquet de fin d'aventure où, à défaut d'Assurancetourix, excusé, les convives eurent droit à un autre panaché (décidément) rock destiné à faciliter la digestion d'une succulente paella. A la sauce "sanglier", ce fut parfait.

Bernard Delample

 

Le Sanglier, des records et, avant tout, une superbe ambiance.

Organisation, cibistes, Quads, rock acrobatique, paella géante ... les recors du Sanglier ne se mesurent pas uniquement au chronomètre ! Quant à l'ambiance très festive, il faut l'avoir vécue !

Le club organisateur a été créé pour la saison 1984-85. Appelé initialement "VTT du château", il a pris le nom de "ACM" (Association Cycliste de Montseveroux) quelques années plus tard. Aujourd'hui, il compte une soixantaine d'adhérents de 8 à 80 ans.

Cette journée du Sanglier, à la fois compétitivé, amicale et festive, est née à Montseveroux pendant la saison 1989. Le premier Sanglier a réuni entre 200 et 300 participants. A cette époque, aucun organisateur n'aurait parié que pour sa 18ème édition, il y aurait au total près de 1500 vététistes et marcheurs sur le stade du Gontard, soit 200 de plus que l'année dernière.

C'est le fruit d'une année entière de travail, de démarches administratives, de recherches de nouveaux parcours, de sponsors, ... Dès la fin aout, les bénévoles sont sur le terrain, derniers repérages, débroussaillage, ,distribution de tracts et affichage, balisage. Tout le monde à sa place, ça roule !

Nous avons vécu une intervention après une légère blessure. Le message arrive par CB car toutes les zones ne sont pas ouvertes par le téléphone mobile. Dans les 2 minutes, un quad emmène un médecin urgentiste. L'ambulance le suit et s'approche au plus près. Vingt minutes après l'appel, le blessé (heureusement lèger) arrive dans l'ambulance, un pansement provisoire au coude. Le quad est derrière avec le vélo. Chapeau ! On comprend pourquoi, l'année dernière, l'attaque des frelons, n'a pas tourné à la catastrohe. L'imprévisible, même énorme, est prévu.

De la casse, il y en a eu. 2 blessers légers en tout. Mais aussi de la mécanique bien sur. Il y a même eu un accident mécanique sur la randonnée pédestre : un pneu crevé sur une poussette et pas de rustine ! Le poupon de 13 mois a tout de même franchi la ligne d'arrivée et il ne souffre pas du syndrome du bébé secoué. Le Sanglier, c'est aussi une grande famille. Nathalie et Jacques Mabilon, des piliers du club, ont mérité une belle ovation ! Pendant la course, ils ont appris qu'ils étaient devenus, pour la première fois, grand-mère et grand-père. Il a été décidé immédiatement qu'il aurait sa carte du club. Les premières sorties de Romain se feront en poussette, avec une rustine dans la poche. Le Sanglier, c'est aussi le repas avec une paella fabuleuse préparée par Tango Paella (Montélimar) (1300 couverts avec une attente inférieure à 10 minutes). Avec un horaire scrupuleusement respecté, des récompenses de valeur, une ambiance musicale de qualité et une belle démonstration de rock acrobatique, tout le monde est heureux.

Le Sanglier, c'est aussi un stade et une salle entièrement dégagés et nettoyés à 17h00 le jour même. C'est encore le balisage, les 4 km de rubafix du parcours et les panneaux routiers, retirés dès le lendemain. Là aussi, il y a du record ! Le sanglier a prévu de revenir l'année prochaine ! Peut-être pour de nouveaux records.

Bernard Burté