Le SANGLIER - 17ème édition - 17 septembre 2006

Le Dauphiné-Libéré - lundi 11 septembre 2006

LE SANGLIER POINTE SON MUSEAU DIMANCHE

Pres de 1000 participants sont attendus dimanche du cote de Monsteroux-Milieu pour participer à l'édition 2006 du SANGLIER.Une course populaire qui mélange dans un même élan compétiteurs chevronnés et simples amateurs du "Vélo Tout Terrain".

Circuits de course de 27 et 50 km et pour la randonnée de 13, 27, 36 et 50 km.

Le Dauphiné-Libéré - Mercredi 13 septembre 2006

PAS DE PLACE A L'IMPROVISATION (entretien avec Thierry Guigal)
Co-président de l'Association Cycliste de Montseveroux (ACM), qui détient les rennes du Sanglier, Thierry Guigal revient sur une manifestation qui fait figure aujourd'hui de référence dans l'univers du "vélo tout terrain".

Le DL : Thierry Guigal, avant toute chose, pourriez-vous retracer brièvement l'historique du SANGLIER ?

T.G : Je ne voudrais pas débuter sans énumérer ceux qui sont à mes cotés. Il s'agit de Pascal Beugnot, Jacques.Mabilon et Rogere Cabanne. Comment ne pas citer également Paul Nardin qui n'est pas seulement chargé des circuits mais qui tient à bouts de bras, d'une certaine manière; le SANGLIER. En ce qui concerne l'histoire du SANGLIER, je me contenterai simplement d'évoquer quelques chiffres : 200 participants le 18 novembre 1990 lors de la 1ère édition, 1100 six ans plus tard, 1300 l'an dernier. Enfin 3 grands noms du cyclisme français : Gilles Delion, Gilles Bouvard et Dany Bonoront.

Le DL : Alors comment expliquer un tel engouement ?

T.G : Il n'y a pas de recette miracle. Simplement, nous nous efforçons de répondre aux besoins des participants, tout en leur permettant de passer une matinée agréable. Ainsi, sous la houlette de Paul Nardin, qui connait la région dans ses moindres recoins, de nouveaux circuits voient le jour chaque année. Une aubaine pour les concurents qui découvrent de nouveaux sites. Ensuite, en ce qui concerne la dotation, l'ensemble des participants est récompensé par des lots de qualité. Enfin l'accueil et l'ambiance qui règnent pendant et après la course constituent notre marque de fabrique.

Le DL : et du coté des bénévoles, aucun essoufflement ne se fait sentir ?

T.G : pas du tout, et c'est bien ce qui me surprend. Ils seront encore plus de 250 fidèles du SANGLIER, dimanche, à se démener aux différents secteurs de l'organisation, en toute simplicité. Enfin je tiens à signaler une initiative sans doute exceptionnelle : les chasseurs qui pratiquent leur passe-temps favori sur les circuits du SANGLIER ne sortiront pas leur fusil dimanche matin. Il s'agit là d'une belle marque de reconnaissance pour notre manifestation.

Le DL : A quelques jours de l'échéance, ou en sont les préparatifs ?

T.G : Nous sommes fin prêts, ou presque. en revanche, nous procédons à un vaste tour d'horizon. Il n'est pas question de laisser la moindre place à l'improvisation. Un autre poste, en revanche, nous occupe à plein temps actuellement : il s'agit des inscriptions qui parviennent à un rythme effreiné chez aurence Beugnot. Cest encourageant mais terriblement prenant. Sinon, il subsiste toujours quelques détails de dernière minute à régler.

Le DL : l'optimisme est donc de rigueur ?

T.G : si la météo est avec nous, il y a tout lieu d'être confiant. Malgré tout, il est bon de se montrer prudent. L'incident est toujours possible, c'est pourquoi nous mettons un accent particulier sur la sécurité. Ainsi, ce ne sont pas moins de 200 signaleurs qui seront en poste sur les circuits, prêts à parer à toute éventualité.

Recuelli par Paul CHAUVIN

Le Dauphiné-Libéré - Samedi 16 septembre 2006

Le SANGLIER REPREND SES DROITS

Le pont du Gontard ou sera donné demain le départ de l'épreuve monsteroudère, devrait à nouveau friser la surcharge. Il en faut davantage pour inquiéter les organisateurs.

Les médias l'ont souvent évoqué ces temps derniers. Afin de lutter contre le sanglier, qui peut mettre à mal l'économie agricole en causant des dégats aux cultures, des associations sont en train de voir le jour. A Monsteroux-milieu, ce n'est pas pour demain que l'on risque de se mettre à dos cet animal singulier. Au contraire, il existe un collectif qui s'attache à le faire protéger et prospérer. Un collectif soutenu par un vaste réseau de sympathisants, qui se donnent rendez-vous chaque année aux derniers jours de l'été dans la cité de la Bièvre, et ce pour la 17ème année consécutive. Trève de plaisanterie. Ces sympathisants sont évidemment les 1300 fidèles du SANGLIER, sans doute davantage, qui vont se retrouver demain au stade du Gontard, au départ d'une nouvelle édition on ne peut plus prometteuse.

Du beau monde au guidon

Tout le laisse à penser en tout cas. aurence Beugnot qui est chargée d'enregistrer les engagements à du puiser dans ses congès afin de pouvoir écouler les inscriptions dont la cadence s'est soudainement accélérée ces jours derniers. En y regardanr de plus près d'ailleurs, quelques noms interpellent : ainsi Nicolas Durin (CVAC), qui avait pris la seconde place l'an dernier, devancé sur la ligne par Stephen Robin, figure en tête de la liste. Après sa récente victoire sur l' Ecureuil à Vienne, il endossera à juste titre la tenue de favori. Tout comme Emilien Mourier (Creuse Oxygène) dont ma malchance l'avait empêché l'an dernier de lutter pour la victoire comme il pouvait l'espérer ou encore Nicolas Sassolas.

Du coté des féminines, Caroline Mazzolini (Roue d'Or Annecy) qui a raté à 2 reprises et pour quelques hectomètres la victoire, sera de nouveau au départ, bien décidée à vaincre le signe indien. Toutefois, aussi bien chez les hommes que dans la course féminine, il existe une telle densité de coureurs de haut niveau que la course peut se jouer sur des détails ou un coup de "moins bien". Ce qui ne pardonne pas sur des circuits ou les difficultés sont légion.

En tout cas, une chose est sure : le spectacle ne devrait pas manquer sur les sentiers de Bièvre-Valloire, en tête de course mais également au sein du peloton coloré qui va déferler dans la campagne monsteroudière et des environs

Paul CHAUVIN

Le Dauphiné-Libéré - Lundi 18 septembre 2006

LA COURSE DU SANGLIER PERTURBEE A MONSTEROUX-MILIEU : VICTIMES DES FRELONS

La Salle des fêtes du village a été transformée en poste médical avancé pour traiter rapidement les nombreuses victimes. Deux essaims se sont abattus sur les participants à la 17ème édition de la course VTT du Sanglier, hier matin, 97 personnes ont été piquées, et quatre ont même dû être hospitalisées.

FRELONS AGRESSIFS : Une centaine de vététistes attaqués sur la course du "SANGLIER"

DEUX ESSAIMS EN FURIE : La 17ème édition de la course du SANGLIER restera dans les mémoires. Celles des organisateurs (4 co-présidents) comme celle des compétiteurs. Ils étaient sous le choc, hier matin après qu'une centaine de vététistes aient été attaqués par des essaims de frelons, en 2 endroits différents du parcours, selon les témoignages recueillis sur place en fin de matinée. Les insectes se sont déchainés. Un coureur a compté jusqu'à 30 piqûres, un peu partout, de la tête aux pieds.

Alertés grâce aux 250 personnes "relais" disposés tout au long du parcours, les organisateurs ont immédiatement fait intervenir les 17 secouristes et le médecin mobilisés pour la sécurité sur l'épreuve. Mais vu l'ampleur des faits, les secours ont vite montés en puissance. De nombreux sapeurs-pompiers sont arrivés sur place. Dans le même temps, un poste médical avancé (PMA) était installé dans la salle des fêtes ou se trouvait le "PC Course". Au Codis, (Centre Opérationnel d'Incendie et de Secours) à Fontaine, une cellule de crise a été activée afin de répondre aux nombreux appels passant par le 18.

JE ME SUIS ROULE PAR TERRE POUR TENTER DE ME DEBARASSER DES FRELONS : "Ca me brûle ! ", lançait un coureur, hier matin. J.Rigolet s'était engagé pour la 1ère fois dans cette épreuve. Bilan : 25 piqûres dont plusieurs dans le cuir chevelu. Les insectes en furie sont entrés par les trous du casque chez de nombreux cooreurs. "J'ai traversé le nuage de frelons 40 minutes après le départ, je me suis roulé par terre pour tenter de m'en débarasser ..." Malgré les blessures infligées, J.Rigolet a repris la course. Même "punition" pour Eric Sacco : 25 piqûres; S'il a réussi à éviter le 1er essaim, te 2ème lui a laissé des traces rouges, boursouflées et brulantes, sur le torse et les fesses. Yvan Grand n'a pas échapper au nuage; il est rentré dedans "au bout d'un peu plus de 3 km de course, en pleine descente ... ". 2 fois piqués, dans le dos et sur les fesses : "c'est seulement lorsque que je suis descendu de vélo que j'ai senti la douleur", avouait-il. Pour Stéphane Boulahbas son premier "Sanglier" c'est terminé avec 4 piqûres, dans le dos et sur une main. Il a subi les attaques des 2 essaims, "l'un vers le 4ème km, l'autre vers le 10ème". Le second était encore plus gros que le premier. Blessé dans ses chairs, il a pourtant assuré : "je reviendrai l'an prochain ..."

TOUS EXAMINES PAR DES MEDECINS : au gré des arrivées des ambulances et des compétiteurs restés dans la course, les secouristes paraient au plus pressé. Pour la plupart des victimes, une projection dec spray antisceptique locale et une compresse tenue sur le point. Ensuite, examen par un médecin, puis une injection d'anti douleur avec antibiotique. Le "PMA" s'est vite rempli hier en fin de matinée. Plusieurs compétiteurs, le corps recouvert de piqûres, ont du se coucher sur des tapis posés au sol afin d'être soignés. Certains affichaient des traits tirés. Fatigue de l'épreuve, mais pas seulement. Ce "Sanglier" 2006 leur laissera des souvenirs douloureux ...

J.François PERRET

LE NOMBRE DE PIQÛRES NE FAIT PAS LA GRAVITE

Le Dr F.Charles Ligout est catégorique : "la gravité d'une réaction chez un patient n'est pas liée au nombre de piqûres". En effet, chez une personne allergique, une seule piqûre peut provoquer un choc anaphylactique, dont les conséquences peuvent être tragiques. Cependant, pas d'affolement : de tels cas ne sont pas si fréquents. Médecin du SAMU de Vienne, le Dr Ligout a travaillé en lien avec Stéphane Sammut dans le Poste Médical Avancé, appuyé par plusieurs pompiers. "En pareil cas, ce qui compte, c'est la prise en charge rapide des victimes, selon la gravité des cas. J'ai trié les personnes selon certains critères de gravité" explique le médecin. Et de détailler ces critères : "suite à une ou des piqûres de frelons, il y a des réctions locales cutanées, des réactions générales ou respiratoires." En fonction de leur état clinique, les victimes ont reçu des antihistamaniques, des corticoides et des antalgiques, par voie orale ou par voie injectable, pour contrer les effets de la réaction allergique et calmer la douleur. Le frelon a mauvaise réputation, mais son venin n'est pas forcément plus nocif que celui de la guêpe, à laquelle il ressemble beaucoup ... en version géante puisqu'il est 2 à 3 fois plus gros. Idem donc, pour son dard et pour la quantité de venin inoculée par sa piqûre.

Le Dauphiné-Libéré - Lundi 18 septembre 2006

VTT - 17ème EDITION DU SANGLIER : NICOLAS DURIN SUR LE FIL

A la tête d'un peloton de près de 1200 participants, Nicolas Durin (CVAC) sur 50 km et Rudy Venouil (Top Club Valentinois) sur 27 km, se sont montrés intraitables hier sur l'épreuve monsteroudère.

Battu sur le fil l'an dernier sur la course du 50 km, Nicolas Durin ne souhaitait sans doute pas revivre hier le même aventure. Echappé depuis le 5ème km en compagnie de Jonathan Galante, il a attendu la dernière ligne droite pour faire parler sa vélocité, récoltant ainsi un nouveau trophée après celui de l'écureuil il y a 2 semaines à Vienne. Sur le 27 km, la course a été on ne peut plus limpide, Rudy Venouil repoussant d'entrée les vélléités de deux coéquipiers du CVAC, Thomas Badret et Florain Lavigne. Enfin, chez les féminines, l'Annecienne Caroline Mazzolini pourtant diminuée physiquement par des piqûres de frelons est parvenue à décrocher la victoire qui lui échappait depuis quelques années.

Paul CHAUVIN

Le Dauphiné-Libéré - Mardi 19 septembre 2006

DURIN DOMPTE LE SANGLIER

Du spectacle aux avant-postes, des pelotons interminables sur les circuits (1200 participants) et de fines gachettes à l'arrivée. Le sanglier a confirmé son standing.

Sur la ligne de départ dui 50 km, Nicolas Durin (CVAC) affichait une étonnant décontraction. "Aujourd'hui, j'ai envie de m'amuser. J'ai définitivement assuré ma seconde place dimanche à Bourg d'Oisans à la coupe de France qui étatit un de mes principaux objectifs de la saison" indiquait'il en souriant. Eh bien, le jeune homme a de drôles façons de rigoler. Alors que Steven Garcin avait mis le feu aux poudres dès les premiers hectomètres, le viennois faisait exploser le peloton vers le 5ème Km aidé en cela par Jonathan Galante (Creuse Oxygène) avec qui il allait faire cause commune jusqu'à la banderole. Avant de s'imposer au sprint sur la ligne, non sans certaines péripéties survenues au cours de la route, que les 2 amis commentaient sur la ligne d'arrivée.

Devant ils étaient intouchables

"Jonathan était diablement costaud dans les rampes", faisait remarquer fort sportivement le vainqueur, "j'ai du m'accrocher à certains moments. Il aurait mérité tout autant la victoire". Son dauphin pour sa part n'était nullement déçu. "Je me suis laissé surprendre au sprint par Nicolas, qui avait été battu l'an dernier dans les mêmes conditions. C'est le vélo. En tout cas, il s'agit d'une excellente pr&parations dans l'optique du champoinnat de France marathon (100 km) auquel je participe dimanche prochain à Guéret". A quelques pas de là, Julien Saussac (Aubenas), récupérait en solitaire, comme il l'avait été tout au long du parcours, "j'ai su que j'étais 3ème à l'arrivée, faisait remarquer l'ardéchois. Ce n'est pas évident de courir sans repère. de plus, j'ai connu quelques problèmes de dérailleur en cours de route. Pas de regrets néanmoins, devant ils étaient intouchables".

Les frelons s'invitent à la fête

Avant l'arrivée de l'épreuve reine, la course du 27 km s'était déroulée à allure TGV. Le jeune Rudy Venouil 5top Club Valentinois) qui pointe au 30ème rang français chez les cadets, prenait d'entrée la tête des opérations. "Je me suis efforcé de rester avec les premiers du 50 km, ce qui m'a permis de faire le trou. Ensuite, je me suis contenté de gérer, sans oublier de regarder dans le rétro" Ceux qui étaient dans le rétro du futur vainqueur étaient les 2 coéquipiers du CVAC, Thoams Badret et Florian Lavigne, qui complétaient le podium dans cet ordre. "Il est temps que j'arrive, j'ai mal partout". caroline Mazzolini (Roue d'Or Annecy) qui venait de s'imposer se plaignait de douleurs multiples. Ce ne sont pas les courbatures qui handicapaient la jeune Annécienne. Comme une cinquantaine de concurrents, elle souffrair de piqûres de frelons. Ces vilaines bestioles sont en effet venues hier gacher la fête du "SANGLIER". Sans influer notablement toutefois sur le déroulement des courses, faut-il le préciser.

Paul CHAUVIN

Le Dauphiné-Libéré - Jeudi 21septembre 2006

LE 17ème SANGLIER SE TERMINE BIEN

Après un moment d'effervescence, du à l'attaque des frelons, (2 essaims rencontrés sur le parcours et près d'une centaine de personnes piquées) et à ses conséquences bien gérées par l'ensemble des organisateurs, secouristes, sapeurs pompiers et médecins, la course a gardé ses droits et la journée s'est terminée dans les meilleurs conditions possibles au stade du Gontard. Certes, on a encore beaucoup parlé piqûres de frelons au cours du repas servi sur place et lors de la remise des trophées. Quant aux coureurs présents, ils évoquaient un parcours très agréable. Les jeunes en ont apprécié les descentes dont ils parlaient avec un sourire éloquent. Certains ont trouvé les dénivelés importants tandis qu'un jeune Chambérien certifiat que le parcours était un peu plat ... ! De nombreux participants se sont regroupés peu à peu dans cette salle du gymnase afin de partager une paella géante, fort appréciée, en attendant la remise des trophées. Les récompenses étaient nombreuses et leur distribution fut l'occasion pour chacun de monter sur le podium, d'applaudir un coéquipier, un ami ou encore un membre de la famille dans une ambiance bien sympathique.